~.Between Light & DarknesS.~

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.Néant.

le 14/05/2007 à 01h15

Il est dans les ténèbres, il se sent si seul dans cette obscurité. Il se sent vide, abandonné. Il n'attends plus rien. Il n'espère plus rien. Il est juste là, quelque part, dans le néant. Il aurait aimé être sauvé mais il a perdu espoir. Il n'y croit plus. Il se laisse aller. Le néant prend possession de son esprit, de son âme. Il est ici, et pourtant, il n'est plus. Juste là, de corps, mais pas d'esprit. Il n'est plus qu'une enveloppe charnelle qui sonne creux, une coquille vide. Vide, encore le néant. C'est lui qui régit sa vie. Il fait noir, il n'a pas peur. Il ne réagit simplement plus. Ses yeux sont vitreux. Le soleil est absent, il est resté trop longtemps dans l'ombre. Le temps passe, il ne s'en rend plus compte. La mort l'emportera, bientôt. Il est perdu.

[
...]

Une lumière aveuglante lui brûle les yeux. Il réagit, il se débat, s'effarouche. Il se sent agressé et essaie de défendre le peu de lui-même restant. Ce n'est pas la mort. C'est une main tendue qui veut le sortir de sa torpeur monotone. Le réveiller, essayer de le sauver. Il hésite à attraper cette main. Il a peur de rechuter une fois hissé au dehors. Le monde lui fait peur. Il n'a plus l'habitude d'avoir de la compagnie. Sa vision devient colorée au fur et à mesure qu'on le hisse hors du gouffre. Ses jambes étant trop faibles pour le soutenir. Il sourit faiblement. Une fois sorti, chancelant, il se redresse tant bien que mal. Il est méfiant et n'accorde pas sa confiance. Sauf, peut-être, à la personne qui lui a tendu cette main. Il va mettre du temps à guérir de sa chute. Mais il est sauvé. La mort ne gagnera pas ce combat.

©Roserouge.

[For a boy with an Iceheart..]

.Maudit soit mon écriture.

le 16/06/2007 à 17h11

 .Du rangement, des feuilles, de la poussière et là..caché parmi d'autres...cette enveloppe..j'ouvre..des bribes du passé ressurgissent intérieurement..mon coeur ne fait qu'un bond. Je ne me souvenais plus. Ces quelques mots, ces quelques phrases ont ravivés une douleur enfouie au plus profond de mon être, recalé dans un coin reculé et somnolent de mon esprit. Il s'est réveillé. Et ça fait mal. On n'efface pas, on n'oublie pas. Je relis. J'y avais tellement crû. J'étais tellement naïve, insouciante, amoureuse..Amoureuse, ce mot me vient à la bouche comme un crachat, me dégoûte, un mot que j'aimerai cracher et oublier à tout jamais.
D
es perles roulent le long de mes joues, sortant tout droit de leur coffre palpitant et ensanglanté qui a oubl depuis longtemps la raison de ses battements et qui ne demande qu'à s'arrêter.


~.Laisse le passé où il est, tu ne peux plus rien y changer.~


.Et tu m'as montré ô combien ta lâcheté est grande, ô combien elle a empiré depuis que nous nous sommes connus, depuis le début de ces troubles, ces incidents parsemant ta vie, des ronces s'enfonçant dans ton âme, des pierres jetées sur un miroir qui a fini par se briser. Un miroir bri, sept ans de malheur..mais toi, ton malheur..combien de temps durera-t-il?

[.~.]

. Tu as pleuré aussi fort que l'on peut aimer, comme un chien qui a peur, tu as mordu..toujours sur la défensive, fiant, refusant l'aide que des personnes bien attentionnées voulaient te porter. Tu as refu que l'on te porte secours. Et, à force dtre renvos, tes amis se sont découragés et t'ont tourné le dos..du moins, c'est ce que tu penses..que tout le monde t'a abandonné..et pourtant, je suis . Et, tu le sais.

[.~.]

.Tu me vois sans me voir, comme tu refuses de voir la réalité en face. Tu te sens condam d'avance, tu penses être en trop auprès des personnes qui t'apprécient, tu préfères t'isoler, partir te cacher au fond d'un trou personne ne te verra, ni ne te trouvera..et pourtant, tu gardes l'espoir qu'un jour, quelqu'un viendra t'apporter la lumière dont tu as besoin pour survivre..que le 'cruel' et 'sans-coeur' que tu crois être comprenne enfin la signification du verbe 'aimer'. Tu espères au fond de toi replonger dans un moment de bonheur illusoire même si ce n'est pas réel.

[.~.
]

.Le
petit homme que tu es ne veut pas, ne veut plus souffrir..et pourtant, tu souffres de mener ce combat, seul. Alors, s'il te plaît, tends-moi ta main,avant qu'il ne soit trop tard...à moi ou à n'importe quel autre. Tu as assez vécu dans l'ombre, tu t'es assez caché, ton passé et toi..ton état, ta dou
leur..
Je ne veux plus me taire..si je dois te perdre en outrepassant mes droits mais que ceci me permet de te réveiller, de te faire prendre conscience...je le fer
ai.

[
.~.]

.
Sâche que mon but n'est pas de te blesser, bien au contraire, je ne veux plus que tu souffres.. Petit animal blessé, accepteras-tu d'ôter ta carapace..arrêteras-tu de montrer les dents? Me laisseras-tu examiner ton mal et soigner tes blessures? Tes crocs devront-ils me déchiqueter encore une fois? Accepteras-tu cette fois mon aide..sans me mentir..comme par le passé..?

 ________~.Connais tu l'histoire du crapaud et de la princesse? Non? Alors laisse-moi te la conter.


_____Il était une fois, il y a fort longtemps, un grand château situé quelque part dans le Nord, habité par un roi, une reine et leur fille, Ethelred. La princesse, malgré son prénom faisant référence à son rang, était une fille assez banale, comme toutes les autres princesses...hormis le fait qu'elle était souvent vêtue de noir, qui, dit en passant, faisait ressortir la couleur de ses yeux, d'un bleu presque gris et sa chevelure d'un blond doré quand le soleil l'éclairait.
Le soleil. Là commençait ses différences, le soleil...elle le haïssait. Quand ses parents l'obligeaient à sortir en promenade, ses rayons lumineux lui brûlaient les yeux, il lui faisait mal, à elle, qui était habitué à la pénombre de sa petite chambre situé dans l'aile Est du château, où, seul quelques rayons filtraient à travers ses volets. Juste à peine pour distinguer les silhouettes de divers meubles et objets parcourant la pièce.

_____Pourquoi la princesse vivait-elle en troglodyte ? Le fait d'avoir perdu espoir d'attendre une vie meilleure. Bien sûr, elle ne pouvait se plaindre de rien, elle était nourrie, logée, blanchie, aimée par sa famille...mais ce n'était pas la vie qu'elle désirait, ce monde ne lui plaisait point. Les guerres entre royaumes, la famine chez ces pauvres paysans qui travaillaient pour son père pendant que les nobles à la cour se gavaient comme des oies, ne sachant rien faire de leur dix doigts et protégé par leur titre, leur haute lignée. C
omme elle.
Elle
le savait mais ça ne faisait que la révolter, tant d'injustices, tant de destruction, tant de querelles pour un bout de terre...de l'or...des privilèges...un monde où les hommes se transformaient en bêtes...se battant pour obtenir cette chose qui ferait d'eux les maîtres du monde...le pouvoir. Un sourire cynique naquit au bout de ses lèvres à la pensée que la chair des personnes de son sexe n'était qu'une monnaie d'échange pour souder et préserver la paix entre deux royaumes, mariages sans amour, mariages arrangés.

_____Le jour de sa sortie hebdomadaire, moment qu'elle détestait par-dessus tout pour différentes raisons, Ethelred décida de se sauver. A peine avait-elle franchi le pont-levis avec son chaperon que, profitant d'un moment d'inattention de celui-ci, elle se mit à courir à toutes jambes en direction de la forêt voisine. Sa dame de compagnie dut se résigner à la poursuivre à cause de son grand âge.

La princesse éta
it libre pour son plus grand plaisir mais le revers de la médaille, était qu'elle s'était perdue dans ces bois. Elle décida de suivre en aval, le cours d'un ruisseau qu'elle venait de repérer. Celui-ci la mena à une petite clairière, calme et paisible qu'il traversait de long en large. La princesse s'assit au bord de l'eau, effleura la surface turquoise de sa main et se laissa à ses émotions...ses larmes salées se mêlant à l'eau douce. Tout à coup, elle se redressa d'un bon, quelque chose avait bougé au fond de l'eau et avait sauté à côté d'elle. Sur l'herbe se tenait un petit crapaud d'une teinte verdâtre, sa couleur expliquant pourquoi elle ne l'avait pas remarqué plus tôt.

_____Les larmes de la jeune fille avaient réveillé notre crapaud qui sommeillait et celui-ci, intrigué et curieux, voulait connaître la cause de ces pleurs et gémissements plai
ntifs.
La princess
e n'eut le temps de se remettre de sa frayeur que l'amphibien engageait déjà
la conversation.
« Excusez-moi gente damoiselle de vous troubler et veuillez pardonner mon indiscrétion mais pourquoi larmoyez-vous
? »
Un crapaud ?
Qui tient langage ? Non ? Je dois rêve
r, pensa Ethelred.
Malgré son étonneme
nt elle répondit.
«
- Je ne savais point que ceux de votre espèce étaient doués de parole Sir Crap
aud.
- Vous les hu
mains savez parler, d'ailleurs vous n'avez point la langue dans votre poche, pourquoi mon « espèce » ne pourraient-elles point converser comme la vôtre ? » Répondit le bat
racien, blessé.
« E
xcusez-moi si j'ai pu par mes propos vous offenser Sir, vous conviendrez qu'il n'est pas courant que nos deux « races » communiquent entre elles. » Elle se tut un court instant puis reprit. « Pour répondre à votre question, mon chagrin me vient de mon peuple. Nous les Hommes sommes des bêtes sanguinaires avides de pouvoir et prêtes à tout pour l'obtenir. Je n'en puis plus, je ne puis réprimer plus longtemps mon horreur envers mon espèce...mon désir de ne plus lui appartenir...mon désir de ne plus être marchandise...mon désir de quitter ce monde aussi froid et cruel que nous sommes. Un monde vierge, qui, avec le temps, fut façonné à notre image. Et quelle image... » Perdue dans ses pensées, sa gorge échappa un rire nerveux et quelques spasmes parcour
urent son corps.
«
Je suis peiné de vous voir si triste damoiselle et si je pouvais vous aider en quoi que ce so
it... »
- Vous pouv
ez m'aider, dit-elle sur un ton résolu après un certain laps de temps, j'ai bien réfléchi et...vous, Sir, votre espèce est venimeuse...plus que celle d'un crapaud commun...accepteriez-vous d'être à la fois mon sauveur et mon ass
assin? »
L'amphibie
n quoique surpris par la requête de la jeune princesse n'y vit aucune object
ion.
« Si vous ête
s certaine que là est votre délivrance et que l'inconnu non-existence vous sera plus favorable que ce monde-ci, qu'il en soit ainsi.
»
Les sécrétions dé
fensives de la peau de notre crapaud, d'une puissance toxique mortelle tuèrent Ethelred en quel
ques minutes.
Avant
de mourir, elle bénit leur rencontre et le remercia de son geste par un dernier sourire sur son visage pâle, déchiré par la douleur.

_____Quelques jours plus tard, les serfs du royaume retrouvèrent le cadavre rigide d'une jeune fille entoude quelques dépouilles de charognards intoxiqués, dans une forêt à proximité du château. Le cadavre fut identifié par le Roy comme celui de la princesse du royaume. Quelques mois après le décès de sa fille, la reine succomba à son chagrin...laissant un homme veuf, sans successeur, gouvernant un pays en deuil, rongé par la vermine, la famine et la mort...




_________________Nulle histoire ne nous conte ce qu'il advint du Sir Crapaud.~

.Jeu de l'Oie.

le 11/03/2008 à 23h32

 


.Une certaine façon d'en finir, rapidement ou lentement au choix, ma vie se dévidant de mes entrailles...petit à petit...le teint blafard...squellettique jeune fille un peu perdue qui ne sait plus...plus où elle en est...elle joue pour passer le temps...elle joue avec la mort à une course contre la montre...elle meure à petit feu...on ne joue pas avec sa vie et pourtant, c 'est le but du jeu. Un jeu sans fin, un jeun sans fin, spirale infernale, elle joue au jeu de l'oie tout en sâchant pertinemment qu'elle ne s'achappera pas de ce labyrinthe avant d'avoir franchi la dernre case. Fin.

 

©Roserouge

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